Archives de catégorie : L’avis du mandarin

En défense du Falanxi : le fascisme au Pays du Grand Mouton

Dans mon précédent billet, je me livrais à un pur exercice de pensée, totalement littéraire et gratuit, visant à montrer que, peut-être, de façon tout à fait prudente, il serait possible de trouver certaines similitudes – et je m’empresse de le dire, “comparaison n’est pas raison” – entre les théories et les pratiques politiques des élites dirigeantes du Falanxi et certain(e)s dictateur(e)s italien(ne)s et allemand(e)s (que diable, assez de sexisme, les femmes nous ont bien montré qu’elles aussi pouvaient imposer brillamment leur leadership sur des hommes) du siècle dernier, qui, quoique souvent critiqués pour avoir fait un certain nombre de convertis au corps froids, ont aussi, il faut bien le dire, ce n’est pas assez mis à leur crédit, protégé leurs peuples des méfaits du méchant, nécessairement méchant et surtout discriminant capitalisme. Continuer la lecture de En défense du Falanxi : le fascisme au Pays du Grand Mouton

Le Falanxi et le fascisme

Je rebondis sur le billet d’H16 de ce jour, qui aborde un sujet qui me turlupine depuis quelques temps maintenant : le fascisme. En effet quoique mes longues années passées en immersion dans l’empire du Falanxi et mon don pour les langues étrangères me permettent d’aisément passer parmi vous pour un autochtone, du moins tant que je pense à enlever ma robe et la plume de paon sur mon chapeau, certaines conversations restent pour moi bien mystérieuses, en particulier sur les sujets touchant à la politique. Continuer la lecture de Le Falanxi et le fascisme

Le retour des taxis maléfiques

季路問事鬼神。子曰:「未能事人,焉能事鬼?」敢問死。曰:「未知生,焉知死?」

Ji Lu demanda au maître comment servir l’esprit des morts. Le maître répondit ainsi : « tu ne peux même pas servir les hommes, comment pourrais-tu servir leurs mânes ? » Ji Lu reprit : « oserais-je interroger le maître sur la mort ? ». Ce à quoi Confucius répondit : « alors que tu ne sais rien de la vie, comment pourrais-tu connaître quelque chose de la mort ? »

La troisième question de Ji Lu était la suivante : « et les taxis ? » Continuer la lecture de Le retour des taxis maléfiques

“Ce qu’il nous faut, c’est une bonne guerre”…

Il n’aura échappé à personne que l’activité de ce blog peine à décoller, à peine un petit articulet de rien du tout et une traduction, le tout en chinois, à se mettre sous la dent, c’est pas comme ça que je vais me payer mon opium. A ma décharge, je dois vous avouer que j’ai eu d’autres chats à fouetter ces derniers temps, et qu’ils sont plutôt coriaces les matous. Moi qui comptais me faire quelques semaines d’errance mystique dans la forêt de bambou pour me remettre de mes fatigues au service du Fils du Ciel, je sens que les collègues vont encore trouver le moyen de poser leur RTT tous en même temps et de me laisser de service tout le mois d’août. Continuer la lecture de “Ce qu’il nous faut, c’est une bonne guerre”…