Évidemment, il n’y a ni jardin, ni pivoines au jardin des pivoines. Notre interlocuteur a donné rendez-vous à Monsieur Hu dans un des nombreux cafés à l’occidentale qui prolifèrent dans la capitale. Décoration kitsch et sans âme, un mur bibliothèque tout au fond sur lequel s’alignent quelques dizaines de livres censés créer une atmosphère cosy à l’anglaise je présume. Quelques vieilles publicités, dont une pour les chocolats Meunier, parfaitement identique à celle que l’on trouve dans les attrapes-touristes parisiens. Une reproduction d’une gravure, un Dürher je crois. Je n’ose pas demander à la serveuse.

“On déjeune ensemble ?” Je dois avouer que je n’attendais pas cette réponse à un simple message de politesse. Surtout alors qu’il est déjà 11h, et que j’essaie péniblement de me frayer un chemin entre la foule et tous les véhicules prêts à me rouler dessus pour gagner 10 secondes au feu rouge, une valise de 30 kilo à bout de bras.