Il y a des sommeils dont on ne voudrait jamais sortir. Aujourd’hui, je vais laisser de côté Sosthène, les chinoiseries de boulevards, je ne me sens pas l’humeur à faire de la satire. Je réserve mes cartouches pour les prochains jours, quand le fromage frais qui paraît-il serait président de la république aura annoncé son plan d’action.

Dans mon précédent billet, je me livrais à un pur exercice de pensée, totalement littéraire et gratuit, visant à montrer que, peut-être, de façon tout à fait prudente, il serait possible de trouver certaines similitudes – et je m’empresse de le dire, “comparaison n’est pas raison” – entre les théories et les pratiques politiques des élites dirigeantes du Falanxi et certain(e)s dictateur(e)s italien(ne)s et allemand(e)s (que diable, assez de sexisme, les femmes nous ont bien montré qu’elles aussi pouvaient imposer brillamment leur leadership sur des hommes) du siècle dernier, qui, quoique souvent critiqués pour avoir fait un certain nombre de convertis au corps froids, ont aussi, il faut bien le dire, ce n’est pas assez mis à leur crédit, protégé[…]

Je me suis à nouveau glissé incognito parmi la foule bigarrée de curieux et d’enthousiastes réunie au NUMA ce lundi. Quatre entrepreneurs dans le domaine de Bitcoin et de la Blockchain venaient présenter leurs projets dans un pitch de quelques minutes, devant une assistance nombreuse (plus de 100 personnes), venue là pour leur poser des questions, au contraire de votre serviteur qui comme toujours n’était là que pour profiter du buffet et de la bière.

Mercredi dernier j’ai dû temporairement remisé robe, chapeau à plume et tresse pour participer à un de ces étranges rituels qui voient les adorateurs du Bitebi (比特币) se rassembler pour discuter de leurs nombreux projets. Les fidèles ont donc pu écouter quatre présentations avant de communier la tradition autour de quelques bières et pizzas, dans le respect de la tradition.

Je viens de terminer la lecture de ce récit de la naissance de la cryptographie “publique”, et je ne regrette absolument pas l’investissement. L’auteur est un journaliste bien plus qu’un chercheur (et je dis cela sans aucune intention péjorative), et est davantage connu pour son récit des débuts du hacking (Hackers:Heroes of the Computer Revolution, 1984). La langue est simple, claire, le récit entraînant en dépit d’un sujet plutôt difficile.

Les 15 et 16 octobre prochain se tiendra à Shanghai le premier sommet mondial consacré à la blockchain et à ses applications (l’article est résumé en anglais ici). Parmi les invités, on compte des représentants de différents instituts de recherche de la Banque populaire de Chine (央行金融研究所,征信中心), un autre du Lufax (陆金所), un site spécialisé dans la mise en relation directe de prêteurs et d’emprunteurs (P2P lending), mais aussi une assurance (众安保险), une entreprise de paiement en ligne (通联支付, aka Allinpay), des universitaires, un partner de Deloitte et des représentants de diverses banques chinoises. Des étrangers feront eux aussi le déplacement, dont Vitalik Buterin, pour des conférences mais aussi des rencontres à huis clos entre professionnels. La liste complète des[…]

Au sein de l’imposante constellation de penseurs que nourrit grassement l’empereur du Falanxi, certaines étoiles brillent d’un éclat particulier. C’est le cas de 啊沓利, Atali, un eunuque qui connut une ascension foudroyante sous l’empereur 密特朗 et réussit, grâce à sa grande souplesse intellectuelle, à rester plus ou moins dans les faveurs de ses successeurs.

季路問事鬼神。子曰:「未能事人,焉能事鬼?」敢問死。曰:「未知生,焉知死?」 Ji Lu demanda au maître comment servir l’esprit des morts. Le maître répondit ainsi : « tu ne peux même pas servir les hommes, comment pourrais-tu servir leurs mânes ? » Ji Lu reprit : « oserais-je interroger le maître sur la mort ? ». Ce à quoi Confucius répondit : « alors que tu ne sais rien de la vie, comment pourrais-tu connaître quelque chose de la mort ? » La troisième question de Ji Lu était la suivante : « et les taxis ? »