tl;dr : si votre objectif n’est pas d’éliminer simultanément les risques de double-dépense et de contrepartie, vous n’avez pas besoin d’une blockchain. si il n’est pas difficile et coûteux d’écrire sur votre blockchain, et au contraire facile et peu coûteux de vérifier ce qui y a été enregistré, elle ne restera pas décentralisée. Enfin, si la vérification de votre blockchain n’est pas réellement décentralisée, elle sera tôt ou tard corrompue, soit par la réintroduction de risques de contrepartie (transactions bloquées et/ou annulées), soit de façon encore plus fondamentale par la corruption des règles qui en régissent le fonctionnement. Cet article est le premier d’une série que j’envisage depuis quelques temps, et qui vise très modestement à mettre au clair mes[…]

L’article ci-dessous, publié sur le site chinois 8btc.com, est signé par un avocat chinois spécialiste du droit des affaires, qui dit avoir collaboré avec les créateurs d’Antshares (dont j’ai déjà parlé plusieurs fois) en les conseillant sur les aspects légaux et réglementaires du projet.

J’ai déjà parlé d’Antshares, une startup pékinoise créatrice d’un protocole permettant de créer une place de marché sur blockchain, et qui a lancé une campagne de crowdfunding le mois dernier. L’objectif des fondateurs était de lever 2100btc en 1 mois, montant finalement atteint en une dizaine de jours, comme nous l’apprend cet article de 8btc. Un succès donc, mais aussi des questions : en effet un mystérieux individu a investi 900btc le 30 octobre, précipitant la clôture de la campagne le lendemain, à peine 10 jours après son ouverture. Des rumeurs ont immédiatement commencé à circuler sur son identité, tandis que des internautes, considérant que l’objectif était trop bas, réclament désormais un 2e round. Peu importe l’identité de l’homme aux[…]

Je me suis à nouveau glissé incognito parmi la foule bigarrée de curieux et d’enthousiastes réunie au NUMA ce lundi. Quatre entrepreneurs dans le domaine de Bitcoin et de la Blockchain venaient présenter leurs projets dans un pitch de quelques minutes, devant une assistance nombreuse (plus de 100 personnes), venue là pour leur poser des questions, au contraire de votre serviteur qui comme toujours n’était là que pour profiter du buffet et de la bière.

Je suis depuis quelques temps Antshares (小蚁, xiaoyi), une startup pékinoise qui ambitionne de créer un protocole permettant de créer, d’émettre et d’échanger des titres de propriété sur une blockchain, autrement dit, de créer un marché d’action décentralisé. Pour reprendre les termes du CEO, Da Hongfei (达鸿飞), il ne s’agit rien de moins que “d’uberiser la bourse, de créer un Nasdaq P2P”. Après la mise en ligne du site officiel le mois dernier, et la publication d’un livre blanc, Antshares a lancé le 21 octobre sa première levée de fonds publics sur le site WeAngel.com, et cette opération de crowdfunding se fait exclusivement en bitcoins.

Les 15 et 16 octobre prochain se tiendra à Shanghai le premier sommet mondial consacré à la blockchain et à ses applications (l’article est résumé en anglais ici). Parmi les invités, on compte des représentants de différents instituts de recherche de la Banque populaire de Chine (央行金融研究所,征信中心), un autre du Lufax (陆金所), un site spécialisé dans la mise en relation directe de prêteurs et d’emprunteurs (P2P lending), mais aussi une assurance (众安保险), une entreprise de paiement en ligne (通联支付, aka Allinpay), des universitaires, un partner de Deloitte et des représentants de diverses banques chinoises. Des étrangers feront eux aussi le déplacement, dont Vitalik Buterin, pour des conférences mais aussi des rencontres à huis clos entre professionnels. La liste complète des[…]