A very interesting debate occurs last week between George Selgin and Saifedean Ammous about the concrete management of a deflation economy in case Bitcoin becomes the world’s monetary standard. Juice sumed up the points made by the two sides and adds some context about fractional reserve banking. He also states in his own view how Nash can reconciliate Selgin and Ammous’ views. This made an excellent excuse for me to read some of Selgin’s work, which I have been contemplating for some time now. As he mentionned himself his book Less than zero: The Case for a Falling Price Level in a Growing Economy as a must-read to understand what he means in his debate with Saifedean, I read it[…]

Bitcoin est un environnement incroyablement hostile, en particulier pour ceux qui le découvrent et n’en maîtrisent ni la technologie, ni les aspects économiques, c’est-à-dire tous les humains sur cette planète à des degrés divers. Bitcoin est aussi un environnement anarchique et souverain, car il possède une règle et ne reconnaît aucune autorité supérieure à celle-ci. Cette règle est appliquée par chacun des pairs lorsqu’il choisit de faire tourner son propre nœud.

This article was first published on Medium on the 15th of June 2018. Introduction I think The Bitcoin Standard by Saifedean Ammous will be a milestone in the slow realization of what Bitcoin is, digital sound money, and why it is at least a subversion of the current monetary system, or more likely a revolution in the monetary realm. In this book, Saifedean mentions the historical study of hyperinflation episodes by Hanke and Bushnell, and make his point that every one of them occurred during the era of government paper-money, with one exception being “the inflation in France in 1795, in the wake of the Mississippi Bubble, which was also produced through government money and engineered by the honorary father[…]

Tl ; dr : D’un point de vue factuel, Bitcoin est un logiciel, ou autrement dit de l’information, et rien d’autre (et surtout pas une monnaie). Bitcoin n’est pas une organisation humaine, et n’a par conséquent pas besoin de gouvernance. Il délimite son propre espace, certes virtuel, mais souverainement gouverné par ses propres règles. Les bitcoins sont des objets virtuels d’un type radicalement nouveau, des informations qui présentent deux caractéristiques propres au monde physique : la rareté et la rivalité. Bitcoin n’étant ni une organisation, ni un service, ni un produit, nous proposons de le considérer comme une forme de ressource.

tl;dr : si votre objectif n’est pas d’éliminer simultanément les risques de double-dépense et de contrepartie, vous n’avez pas besoin d’une blockchain. si il n’est pas difficile et coûteux d’écrire sur votre blockchain, et au contraire facile et peu coûteux de vérifier ce qui y a été enregistré, elle ne restera pas décentralisée. Enfin, si la vérification de votre blockchain n’est pas réellement décentralisée, elle sera tôt ou tard corrompue, soit par la réintroduction de risques de contrepartie (transactions bloquées et/ou annulées), soit de façon encore plus fondamentale par la corruption des règles qui en régissent le fonctionnement. Cet article est le premier d’une série que j’envisage depuis quelques temps, et qui vise très modestement à mettre au clair mes[…]

etalon or

Texte paru le 20/04 sur Contrepoints. Si vous n’êtes pas familier avec ce qu’est Bitcoin, il vaut mieux commencer par la lecture de cet article. Né discrètement dans les soubresauts de la crise de 2008, la cryptomonnaie Bitcoin fait l’objet d’un intérêt croissant de la part du grand public, intérêt malheureusement alimenté de façon un peu trop exclusive par l’envolée vertigineuse de son cours en 2017. Certes l’augmentation du prix du bitcoin est une excellente chose, car elle renforce le mécanisme incitatif qui récompense les mineurs qui sécurisent le réseau, mais cette obsession du cours tend également à occulter le vrai sens de la révolution Bitcoin, de plus en plus assimilé dans l’esprit des néophytes à de l’argent facile pour[…]

Where are you going

Le cinéma d’auteur, ou “d’art et essai”, est souvent moqué du grand public. Les expérimentations formelles parfois hasardeuses et l’herméticité de l’approche suscitent au mieux la dérision, au pire l’hostilité en-dehors d’un petit cercle d’amateurs, qui n’évite malheureusement pas toujours de se complaire dans une forme d’entre-soi et de complexe de supériorité.

Évidemment, il n’y a ni jardin, ni pivoines au jardin des pivoines. Notre interlocuteur a donné rendez-vous à Monsieur Hu dans un des nombreux cafés à l’occidentale qui prolifèrent dans la capitale. Décoration kitsch et sans âme, un mur bibliothèque tout au fond sur lequel s’alignent quelques dizaines de livres censés créer une atmosphère cosy à l’anglaise je présume. Quelques vieilles publicités, dont une pour les chocolats Meunier, parfaitement identique à celle que l’on trouve dans les attrapes-touristes parisiens. Une reproduction d’une gravure, un Dürher je crois. Je n’ose pas demander à la serveuse.

“On déjeune ensemble ?” Je dois avouer que je n’attendais pas cette réponse à un simple message de politesse. Surtout alors qu’il est déjà 11h, et que j’essaie péniblement de me frayer un chemin entre la foule et tous les véhicules prêts à me rouler dessus pour gagner 10 secondes au feu rouge, une valise de 30 kilo à bout de bras.