Je viens de terminer la lecture de ce récit de la naissance de la cryptographie “publique”, et je ne regrette absolument pas l’investissement. L’auteur est un journaliste bien plus qu’un chercheur (et je dis cela sans aucune intention péjorative), et est davantage connu pour son récit des débuts du hacking (Hackers:Heroes of the Computer Revolution, 1984). La langue est simple, claire, le récit entraînant en dépit d’un sujet plutôt difficile.

Les 15 et 16 octobre prochain se tiendra à Shanghai le premier sommet mondial consacré à la blockchain et à ses applications (l’article est résumé en anglais ici). Parmi les invités, on compte des représentants de différents instituts de recherche de la Banque populaire de Chine (央行金融研究所,征信中心), un autre du Lufax (陆金所), un site spécialisé dans la mise en relation directe de prêteurs et d’emprunteurs (P2P lending), mais aussi une assurance (众安保险), une entreprise de paiement en ligne (通联支付, aka Allinpay), des universitaires, un partner de Deloitte et des représentants de diverses banques chinoises. Des étrangers feront eux aussi le déplacement, dont Vitalik Buterin, pour des conférences mais aussi des rencontres à huis clos entre professionnels. La liste complète des[…]

Au sein de l’imposante constellation de penseurs que nourrit grassement l’empereur du Falanxi, certaines étoiles brillent d’un éclat particulier. C’est le cas de 啊沓利, Atali, un eunuque qui connut une ascension foudroyante sous l’empereur 密特朗 et réussit, grâce à sa grande souplesse intellectuelle, à rester plus ou moins dans les faveurs de ses successeurs.

这篇文章原载于法国博客La voie du Bitcoin(《比特币之道》),在此非常感谢作者Jacques Favier允许我翻译中文版。 最可笑的否认比特币潜力的论据应该是比特币背后没有主权国家作为依靠的问题,由于比特币有比较强的无政府主义倾向,因此就没办法可以发展。我之所以说很可笑,是因为在我生活的土地上,欧盟,已经很久就毫无真正的主权了,而且领导也已隐身了。 欧洲历史上的古典时期,雅典民主、古罗马法律和亚历山大所谓的神性都组成了奥古斯都的帝王角色。“元老院和罗马人民”的权力融合成罗马帝王本身。作为罗马第一帝王,奥古斯都造的金币正面有他自己的头像以示“祖国之父”,反面能看到狮身人面,古希腊神话中的著名怪兽,在忒拜门前坐着问行人它的谜语,准确的答案是“人”。

La semaine dernière, j’avais présenté un cas d’école d’arnaque utilisant une plate-forme de trading en bitcoins ; aujourd’hui je voudrais m’attarder un peu sur un autre type d’arnaques tout à fait particulier à la Chine, et qui y a prospéré dans le sillage de Bitcoin : les 山寨币 shanzhaibi, ou “scamcoin”, dont le cas le plus sérieux est 暗黑币 anheibi, littéralement… Darkcoin. Le terme “scamcoin” est relativement peu utilisé par chez nous, et évoque plutôt un altcoin peu innovant, destiné uniquement à permettre à son créateur et ses associés d’extorquer un peu d’argent aux investisseurs précoces. Le terme chinois, 山寨币 shanzhaibi, est à la fois beaucoup plus courant sur les forums et beaucoup plus savoureux, quoiqu’au fond guère plus précis que son[…]

Vous n’en avez probablement pas entendu parler, mais le 7 juillet dernier s’est ouvert dans la municipalité de Dongyang, province du Zhejiang, le procès des dirigeants de GBL, plate-forme de trading de bitcoin qui fut pendant quelques mois en 2013 l’une des plus importantes de Chine. Elle y est aujourd’hui particulièrement célèbre en tant que premier cas d’arnaque massive impliquant bitcoin, et les amateurs de cryptomonnaies suivent désormais avec attention le déroulement d’un procès dont les implications promettent d’être massive et durable.

Cette semaine, je suis allé voir par hasard Amy, le documentaire sur Amy Winehouse, un film que je ne serais probablement jamais allé voir avec préméditation sachant que le sujet ne m’intéresse absolument pas. Mais il n’y avait plus de place pour Antman, et c’était ça ou attendre une demi-heure pour une autre bouse.

L’Empire du Falanxi, ou encore 法蘭西帝國 en langage autochtone, se trouve exactement à l’extrémité de cette excroissance du continent asiatique communément appelée Europe par les indigènes. L’auteur, pour y avoir vécu de longues années, et appris la langue et les us et coutumes de ces contrées, et occupe désormais une position respectable dans l’administration du Falanxi sous le nom autochtone de Sosthène. Il souhaite aujourd’hui faire profiter ses compatriotes de ses vues profondes, éprouvées par son expérience quotidienne de la réalité de ces contrées et par sa fréquentation des cercles du pouvoir, sur la société, l’histoire et la politique de cet intéressant pays barbare, qui en dépit de son éloignement de l’Empire Céleste et, il faut bien le dire, de[…]

季路問事鬼神。子曰:「未能事人,焉能事鬼?」敢問死。曰:「未知生,焉知死?」 Ji Lu demanda au maître comment servir l’esprit des morts. Le maître répondit ainsi : « tu ne peux même pas servir les hommes, comment pourrais-tu servir leurs mânes ? » Ji Lu reprit : « oserais-je interroger le maître sur la mort ? ». Ce à quoi Confucius répondit : « alors que tu ne sais rien de la vie, comment pourrais-tu connaître quelque chose de la mort ? » La troisième question de Ji Lu était la suivante : « et les taxis ? »